mercredi 30 septembre 2009

Immobilier à Bruxelles : chute des ventes mais pas des prix selon les notaires.





Il s'est vendu 28,3 % de maisons et 25,6 % d'appartements en moins à Bruxelles entre septembre 2007 et juin 2009, avancent les notaires de la capitale. Côté prix, la baisse est quasiment inexistante pour les appartements (- 0,1 %) et un peu plus prononcée pour les maisons (- 4,5 %).

Le marché de l'immobilier bruxellois a pu résister au plus fort de la crise financière, contrairement à ce qu'on a observé dans d'autres pays (Etats-Unis, Espagne Royaume-Uni). Si le volume des ventes a globalement diminué de 25 %, entamant depuis mars dernier une légère reprise, on n'a pas observé de forte baisse des prix, ont affirmé mardi les notaires de la capitale regroupés au sein de la NVN Ventes notariales.

Sur foi d'une analyse des ventes de biens immobiliers à Bruxelles entre septembre 2007 et juin 2009, les notaires bruxellois ont décelé une baisse plus forte du nombre de ventes de maisons (- 28,3 %) que d'appartements (- 25,6 %) dans le domaine des ventes de gré à gré. Cet écart est accentué dans le domaine des ventes publiques, qui représentent 7 % à 10 % du total des ventes.

Du côté des prix, la baisse est quasiment inexistante pour les appartements : - 0,1 %. Dans les ventes de gré à gré, le prix moyen de vente d'un appartement était ainsi de 192.226 euros durant la période allant de septembre 2007 à août 2008, puis de 191.988 euros pour la période s'étendant ensuite jusqu'en juin dernier. La baisse est un peu plus prononcée pour les maisons : - 4,5 %, le prix moyen de vente passant de 340.524 à 325.098 euros d'une période à l'autre.

Selon les notaires, plusieurs facteurs expliquent que la baisse des prix reste modérée : des taux hypothécaires restés attrayants, un taux d'inflation en baisse constante, un pouvoir d'achat moins érodé qu'il n'y paraît, et un retour vers l'immobilier comme valeur refuge pour les investisseurs. Sans oublier les mesures prises par les pouvoirs publics (fédéraux et régionaux) pour relancer l'économie. Parmi ces mesures, les notaires ont insisté sur la baisse de la TVA pour relancer la construction ou la transformation.

Dans le domaine des ventes publiques, la barre a été redressée un peu plus vite que dans le domaine des ventes de gré à gré. Non sans afficher de prudentes réserves, les notaires bruxellois ont enfin considéré que la stabilisation du marché «pourrait se poursuivre au cours des prochains mois».

Trends.be, avec Belga

http://www.trends.be/fr/economie/politique-economique/12-1635-49066/immobilier-a-bruxelles---chute-des-ventes-mais-pas-des-prix--notaires-.html

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