mercredi 30 septembre 2009

La Belgique, ne connaît pas la crise






Le réseau international ERA publie son baromètre européen pour 2008.


Les Européens ne sont pas égaux face à la crise de l’immobilier. Cela ressort très nettement de l’étude annuelle réalisée par le réseau d’agents immobiliers ERA, implanté dans 51 pays. Présentée ce mercredi, « L’European Market Survey » recoupe les résultats 2008 des ventes de maisons et d’appartements par ERA dans 14 Etats européens, afin de les comparer au cru 2007.

Un exercice qui peut faire mal, notamment en Grande-Bretagne, où la chute des prix est vertigineuse (– 35,6 %, voir notre infographie). L’Irlande (– 10 %) et l’Allemagne (– 4,1 %) font grise mine, tandis que les Pays-Bas limitent la casse (– 0,4 %). En Espagne, si les statistiques manquent, le résultat est connu : catastrophique. Pour d’autres, par contre, c’est à se demander si une crise, notamment immobilière, a bien éclaté à l’automne 2008. En France, le prix moyen de la brique a légèrement augmenté (+1,5 %), tandis que l’Italie et la Belgique affichent une forme insolente (+4,3 %).

Le bien belge coûte en moyenne 192.000 euros et se vend en 97 jours. « Notre pays souffre peu de la crise, conclut Iain Cook, l’administrateur délégué d’ERA Belgique. Après l’onde de choc ressentie en octobre 2008, une chute des ventes a été observée au dernier trimestre 2008. Mais dès les premiers mois de 2009, nous notions déjà des signes de redressement. » Bien vu : depuis mars, chaque mois est un record de transactions. Du coup, ERA Belgique table sur une progression de 15 % de ses ventes en 2009.

Dans la foulée de son étude européenne, ERA a actualisé son baromètre belge. De janvier à mars 2009, les maisons ont perdu, en moyenne, 3,45 % de leur valeur par rapport à la même période en 2008, contre 2,97 % pour les appartements. En élargissant la comparaison aux six premiers mois de l’année, ces diminutions de prix se limitent respectivement à 0,34 % et 2,43 %.

Issus à 85 % de transactions réalisées en Flandre – ERA travaille son développement à Bruxelles et en Wallonie –, ces chiffres diffèrent légèrement des données publiées ce mois-ci par L’Echo ou Trends-Tendance, faisant état d’une chute de prix de 5 % pour les maisons mais d’une hausse de 2 % pour les appartements, pour qui la « bulle » n’aurait pas encore éclaté.


Très probable hausse des taux


Se targuant de posséder une des bases de données « les plus actualisées », ERA affine son analyse, affichant des statistiques courant sur les huit premiers mois de 2009. Ainsi, à la fin août, la maison moyenne belge retrouve le sourire, puisqu’elle vaut 1,20 % de plus qu’un an auparavant, crise ou pas crise. Pour l’appartement moyen, cela ne change pas grand-chose : en un an, il a perdu 2,83 %.
« Les développements des derniers mois confirment qu’il est dénué de sens de reporter un achat dans l’espoir que les prix diminuent », tranche Iain Cook. Autrement dit, le nid douillet de vos rêves ne sera pas plus accessible à votre portefeuille dans six mois. Au contraire, même. « La très probable augmentation des taux d’intérêts entraînera une hausse du coût des remboursements. » Bref, si vous devez acheter, faites-le. Maintenant. Voilà une conclusion en forme d’incitation, ce qui ne doit pas déplaire à ERA.

MATHIEU,BENOIT

http://archives.lesoir.be/immobilier-le-reseau-international-era-publie-son_t-20090924-00Q29F.html?query=benoit+mathieu&queryor=benoit+mathieu&firstHit=20&by=10&when=-1&sort=datedesc&pos=22&all=24116&nav=1

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire