mercredi 14 octobre 2009

Suspendre l'agent immobilier «trop bon marché» était illégal.



Un agent immobilier gantois travaillait pour un prix fixe : une commission de 995 euros pour l'acheteur et le vendeur. Ses collègues, qui se rémunèrent au pourcentage, jugeaient ce prix trop bas et avaient porté plainte devant leur fédération, qui a suspendu l'agent gantois. «Illégal», juge le Conseil de la concurrence.

Les accords de prix sur les tarifs minimums dans le secteur de l'immobilier sont illégaux car ils perturbent la libre concurrence, écrit l'auditeur du Conseil de la concurrence dans un rapport. L'infraction est encore alourdie par la suspension, par l'Institut professionnel des agents immobiliers, d'un commerçant gantois qui travaillait de manière «trop bon marché», peut-on lire vendredi dans Het Laatste Nieuws.

Le bureau Immo Budget Group a commencé à travailler voici trois ans pour un prix fixe : une commission de 995 euros pour l'acheteur et le vendeur, peu importe le prix du bien vendu. Une pratique très différente de celle utilisée généralement par les professionnels de la vente immobilière, qui perçoivent une commission de 3 % à 6 % lors de la vente et de l'achat d'un bien, en fonction de la valeur de celui-ci.
Rassemblés sous la bannière de la Confédération des professions liés à l'immobilier en Flandre (CIB-Vlaanderen), les agents immobiliers avaient porté plainte devant l'IPI contre leur collège gantois parce qu'ils estimaient que son prix était trop bas. Ils avaient obtenu sa suspension pour huit jours.

L'affaire a finalement atterri devant le Conseil de la concurrence, dont l'auditeur vient de rendre un avis négatif contre l'entente des prix dans le secteur de la vente immobilière. Si la décision finale du Conseil n'est pas attendue avant environ six mois, Vincent Van Quickenborne, ministre (Open VLD) pour l'Entreprise, s'est d'ores et déjà dit satisfait du rapport rendu par l'auditeur.
Trends.be, avec Belga

http://www.trends.be/trends/fr/economie/immo/12-1711-49118/suspendre-l-agent-immobilier--trop-bon-marche--etait-illegal.html


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L'indice Trevi a légèrement crû au 3e trimestre.



L'indice Trevi est passé de 107,91 à 108,19 au 3e trimestre, un résultat «encourageant pour l'ensemble des professionnels du secteur immobilier». Pour l'avenir, Trevi table sur «une stabilisation du marché qui aura gagné l'ensemble de la Belgique pour la fin de l'année.

L'indice immobilier Trevi a légèrement augmenté au troisième trimestre de 2009, passant à 108,19 contre 107,91 au trimestre précédent, a indiqué mercredi Trevi dans un communiqué de presse. Ce résultat est «encourageant pour l'ensemble des professionnels du secteur immobilier, estime Trevi. C'est tout un pan de l'économie qui entrevoit des lueurs d'espoir, une lueur de plus en plus visible et persistante.»

Quant aux prévisions pour les mois à venir, le groupe table sur «une stabilisation du marché qui aura gagné l'ensemble de la Belgique pour la fin de l'année, un marché qui reprendra des couleurs dès 2010 et une hausse de 3 % à 5 % l'année prochaine.»
Les taux d'intérêt devraient, quant à eux, rester à leur niveau actuel, voire légèrement régresser l'année prochaine, selon Trevi. En revanche, les taux à court terme pour les professionnels devraient remonter dans le courant 2010, mais de manière peu marquée.

Trends.be, avec Belga

http://www.trends.be/trends/fr/economie/immo/12-1711-49234/immobilier---l-indice-trevi-a-legerement-cru-au-3e-trimestre.html


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mardi 13 octobre 2009

Immobiler: ventes et prix en recul d'aprés les Notaires



FAMILLE & ARGENT - A la fin de l'an dernier et au début de l’année 2009, l'activité immobilière tournait au ralenti. De mars à juin on a constaté un rebond de l'activité, mais l'embellie ne s'est pas poursuivie au troisième trimestre, d'après le baromètre des notaires. De même, il ne fait pas de doute que les prix restent orientés à la baisse.

Lorsque vous achetez une maison, vous devez passer chez le notaire. Les données anonymes statistiques collectées par la Fédération Royale des Notaires de Belgique (FRNB) peuvent donc refléter une image assez fidèle de la situation du marché immobilier.

Voici ce que nous apprend le baromètre des notaires du troisième trimestre 2009:
1. D'un trimestre à l'autre, l’activité immobilière recule légèrement
Après un démarrage difficile au début de l’année, l’activité immobilière a connu un franc redressement au second trimestre. L’indice avait alors progressé de 15,81% à 101,6. Mais les chiffes du troisième trimestre sont moins enthousiasmants: l’indice a légèrement reflué, de 2,3%, à 99,2. Les mois de juin et de septembre restent entre paranthèses les meilleurs mois de cette année.

2. L'embellie de l'activité est palpable sur une base annuelle (+13%)
En juillet 2009, l’activité immobilière a progressé de 0,5% par rapport à juillet 2008, et en août 2009, de pas moins de 12% par rapport à août 2008. De même, en septembre, la tendance s’est poursuivie : on a constaté une hausse de 8,1% en rythme annuel. L’indice du 3e trimestre (99,2) est donc de 13% supérieur à celui du 3e trimestre 2008 (94,4). En clair, l'embellie est réelle en base annuelle mais en base trimestrielle, on constate un léger tassement.

3. Les droits d’enregistrement témoignent d’une baisse des prix
L’activité immobilière se reprend cette année par rapport à une annus horribilis 2008. On pourrait donc s’attendre à ce que les droits d’enregistrement perçus aient été supérieurs mais il n’en est rien. En juillet 2009, on a constaté un repli de 15% par rapport à juillet 2008, et un recul de 10% en août 2009 en rythme annuel. On peut logiquement en déduire que les prix de l’immobilier restent orientés à la baisse.Ce que confirment du reste les niotaires constatés récemment.

4. Le marché immobilier bruxellois: pas encore rétabli
L’indice de 87,7 pour le premier trimestre de cette année se répartissait en 8,8 à Bruxelles, 51,7 en Flandre et 27,2 en Wallonie. Lorsque l’indice s’est hissé au deuxième semestre à 101,6, l’écart ne fut sensible qu’en Flandre (60,4) et en Wallonie (32,4). L’activité immobilière à Bruxelles a stagné à 8,8. Au troisième trimestre, cette activité a même encore décéléré de 7,9% dans la capitale, pour atteindre 8,1. Le ralentissement du marché immobilier à Bruxelles serait la conséquence du niveau de prix. Bien que ceux-ci aient baissé de quelque 5,4% pour les maisons modestes, ils demeurent équivalents à près du double des prix qui se pratiquent en Flandre et en Wallonie.

A titre d’info: l’indice reflète également le nombre de transactions immobilières. Celles-ci sont mesurées entre le moment de la signature du compromis de vente et celui du passage de l’acte notarié. Cette période s’étend sur deux à quatre mois, pendant laquelle le notaire remplit plus de 50 formalités. La période d’observation de l’indice immobilier a démarré au troisième trimestre 2007. Ce trimestre correspond donc à l’indice 100.

AC

Copyright © monargent.be

http://monargent.lecho.be/famille_et_argent/habitat/Immobiler-_ventes_et_prix_en_recul.8244821-1786.art


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lundi 12 octobre 2009

La Belgique, 13e pays le plus avancé en matière financière.




Notre pays s'illustre surtout pour sa densité élevée des agences bancaires et le taux de pénétration des comptes en banque et des distributeur automatiques de billets. Cela lui permet d'atteindre la quatrième place sur 55 pour le critère relatif au développement financier.

Dans le classement annuel des pays les plus avancés en matière financière, la Belgique est passée de la 17e place en 2008 à la 13e place cette année. C'est ce qui ressort d'un rapport du Forum économique mondial publié chaque année.


Notre pays s'illustre surtout pour sa densité élevée des agences bancaires et le taux de pénétration des comptes en banque et des distributeurs automatiques de billets. Cela lui permet d'atteindre la quatrième place sur 55 pour le critère relatif au développement financier, un des sept critères pris en compte pour ce rapport.

En ce qui concerne la stabilité financière, la Belgique s'illustre moins bien avec une 33e place.

Selon ce classement, la Norvège apparaît comme le pays le plus stable du monde suivi par la Suisse et Hong-Kong.

Voici le Top 10 des pays les plus avancés en matière financière : à la première place on trouve le Royaume-Uni suivi par l'Australie, les USA, Singapour, Hong-Kong, le Canada, la Suisse, les Pays-Bas, le Japon et le Danemark. La France a chuté de la sixième à la onzième place.

Carl Pansaerts

Traduction et adaptation S.W.

Copyright © L'Echo.be

http://www.lecho.be/actualite/economie-finances/La_Belgique-_13e_pays_le_plus_avance_en_matiere_financiere.8243840-602.art


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vendredi 9 octobre 2009

Trop de conflits entre locataires et proprios




Saint-Gilles Campagne « Louer à tout prix »

Etats des lieux négligés, normes du code du logement non respectées, installations non conformes, contrats non lus. Les sources de conflits entre propriétaires et locataires sont nombreuses.

Elles le sont encore plus quand le public concerné est fragilisé. Les conflits se résolvent alors trop souvent devant la Justice de paix.

Comme la plupart des CPAS bruxellois, celui de Saint-Gilles a mis en place un réseau des travailleurs sociaux chargés de faire le lien avec le milieu précarisé. La « Coordination sociale de Saint-Gilles » se compose de sept groupes de travail. Parmi eux, le groupe « Logement » qui mène depuis le début du mois une campagne de sensibilisation intitulée : « Louer à tout prix ».

Une campagne bien nécessaire : la commune, le CPAS et les associations sont régulièrement sollicités par des personnes qui éprouvent des difficultés avec leur propriétaire ou avec leur locataire. Elle a pour objectif de restaurer un climat de confiance lorsqu’il fait défaut, ce qui arrive souvent. Elle vise également à miser sur la prévention. En évoquant, par exemple, la situation insalubre ou l’état de saleté de certains locaux.

La campagne n’accable ni le locataire ni le propriétaire : « Chacun a sa part de responsabilité et un rôle à jouer, explique-t-on à la Coordination sociale de Saint-Gilles. D’une part, le propriétaire garantit des logements en bon état, d’autre part, le locataire entretient son logement en bon père de famille.

Les réglementations existent et doivent être respectées de part et d’autre. Sans polémique et sans parti pris, nous voulons responsabiliser les deux parties ».

« Louer à tout prix » souligne enfin les dangers d’une installation électrique mal entretenue, les risques d’intoxication au monoxyde de carbone du mauvais usage du chauffe-eau ou encore l’obligation d’installer un détecteur de fumée.

ROBERT,FRANCOIS

http://archives.lesoir.be/saint-gilles-campagne-%AB-louer-a-tout-prix-%BB-trop-de_t-20090917-00PYN6.html?firstHit=0&begYear=2003&begMonth=9&begDay=16&endYear=2003&endMonth=9&endDay=16&sort=datedesc&by=100&when=-1


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La Belgique : 17e au monde selon la qualité de vie.





La Norvège jouit de la meilleure qualité de vie au monde, à l’opposé du Niger où elle est la plus mauvaise, selon le classement par le Programme des Nations unies pour le développement, sur la base de son indice du développement humain.

La Belgique se classe 17e.


Cet indice prend en compte différents critères de développement, notamment l’espérance de vie, le degré d’alphabétisation, le niveau de scolarisation et le produit intérieur brut par habitant, dans 182 pays.

« Un enfant né au Niger peut espérer vivre un peu au-delà de 50 ans, soit 30 ans de moins qu’un enfant né en Norvège », souligne le PNUD dans son rapport 2009 sur le développement humain.

En tête du classement du développement humain, qui s’appuie sur des statistiques datant de 2007, la Norvège est suivie par l’Australie, l’Islande, le Canada et l’Irlande.

Devancée par les Pays-Bas et la Suède, la France est 8e, devant la Suisse, le Japon et le Luxembourg. Les Etats-Unis apparaissent au 13e rang, la Belgique se classe 17e. Respectivement 180e, 181e et 182e, la Sierra Leone, l’Afghanistan et le Niger ferment la marche.

Le PNUD constate une amélioration globale de 15 % de l’IDH depuis la création de ce classement en 1980. Les pays ayant le plus progressé sur le long terme sont la Chine, l’Iran et le Népal, mais l’agence onusienne relève aussi que cette tendance a davantage concerné l’éducation et la santé que le revenu par habitant.

Cinq pays ont gagné au moins trois places depuis le précédent classement : la Chine, la Colombie, la France, le Pérou et le Venezuela. Sept ont en revanche cédé au moins deux places : Belize, l’Equateur, la Jamaïque, le Liban, le Luxembourg, Malte et Tonga.

Archive, © AFP

(D’après AP)

http://www.lesoir.be/actualite/monde/2009-10-05/norvege-jouit-meilleure-qualite-vie-730884.shtml


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mercredi 7 octobre 2009

La Belgique a attiré moins d'investissements en 2008




La Belgique a attiré 192 projets d'investissements étrangers en 2008 contre 240 en 2007.

Les emplois créés ont été de 6.700, soit 33% de recul, montre le rapport annuel 2009 Global Location Trends d'IBM, dont fait état mardi la presse francophone.

Le rapport observe un glissement des secteurs de prédilection (technologies de la communication, sciences de la vie, recherche et développement) au profit de la métallurgie et de la chimie.

En revanche, les investissements dans le secteur des services sont en net déclin, tout comme pour les activités pharmaceutiques.

A l'échelle des régions, la Flandre est en tête des créations d'emplois (65%) et des projets d'investissements. "Cette baisse spectaculaire prouve que la Belgique est sensible aux tendances cycliques mondiales, le ralentissement observé en 2007 et 2008 affectant les investissements étrangers dans le pays", observe le rapport. (GFR)

© BELGA

http://www.lalibre.be/toutelinfo/belga/121464/la-belgique-a-attire-moins-d-investissements-en-2008.html


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Bruxelles 5e ville plus attractive pour les affaires




Bruxelles figure cette année à la cinquième place des villes européennes les plus attractives pour les entreprises. La capitale belge perd ainsi une place par rapport à l'année dernière, ressort-il de l'"European Cities Monitor" publié mardi par le consultant en immobilier Cushman & Wakefield.

Londres, Paris et Francfort demeurent les trois villes les plus intéressantes en Europe pour les entreprises et ce, depuis 1990.

A la quatrième place, on retrouve Barcelone qui prend donc la place occupée l'année dernière par Bruxelles. Selon Cushman & Wakefield, la moins bonne performance de Bruxelles n'est pas due à une détérioration de la situation de la capitale européenne mais bien à "la revalorisation et à l'exceptionnellement bonne promotion de Barcelone".

Bruxelles tire son épingle du jeu au niveau du nombre de langues parlées (2ème place) tandis que la disponibilité de personnel qualifié reste un point fort, tout comme l'accessibilité aux marchés, aux consommateurs et aux clients. "Notre capitale jouit d'une économie intéressante et relativement stable en combinaison avec une bonne qualité de vie et une population internationale polyglotte", résume l'étude.

Les participants à l'étude s'attendent à ce que Varsovie bénéficient du plus grand afflux d'entreprises au cours des cinq prochaines années. L'"European Cities Monitor" est basé sur des enquêtes menées auprès de 500 entreprises européennes.

BELGA

http://www.lalibre.be/actu/bruxelles/article/533633/bruxelles-5e-ville-plus-attractive-pour-les-affaires.html

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jeudi 1 octobre 2009

Dix conseils pour mieux emprunter





Vous avez trouvé la maison de vos rêves. Reste maintenant à souscrire un prêt. Comment faire ? Petit vade-mecum.

Il n'est pas toujours commode de s'y retrouver dans la multitude des offres de crédit présentées par les différents organismes bancaires. Voici quelques conseils pour vous aider.

1 Inutile de rêver au-dessus de ses moyens.

Avec l'aide de son banquier ou de son courtier, il convient de déterminer le montant que l'on peut emprunter avant tout engagement.

2 Une juste proportion.

On considère généralement que la mensualité du crédit hypothécaire ne peut dépasser un tiers des revenus nets de l'emprunteur ou du ménage.

3 Comparer les taux.

On ne comparera jamais d'emblée les taux proposés par les différents organismes, mais plutôt le montant total de ce qui sera supporté en définitive, en capital et en intérêts. Chaque banque présente un taux dit de base. C'est le taux de départ qui peut être diminué par diverses réductions (récompense de la fidélité de l'emprunteur, existence d'une épargne déjà conséquente…). Ces réductions peuvent se cumuler. Mais une banque est limitée par son taux planché, celui en dessous duquel elle ne descendra normalement jamais. Il est différent pour chaque banque. Inversement, le taux de base peut se trouver majoré lorsqu'on emprunte plus qu'un certain pourcentage de la valeur du bien que l'on acquiert. Ce pourcentage varie selon les banques (de 70 à 110 %).

4 La durée.


La durée de remboursement peut osciller entre 15 et 40 ans. Plus grande est la durée du crédit, plus petit sera le remboursement mensuel, mais attention : plus élevé sera le remboursement total des intérêts…

5 Les formules.

Depuis une dizaine d'années, on assiste à une explosion des formules d'emprunts. Il est même possible de ne rembourser que les intérêts durant toute la durée du prêt. C'est la formule du terme fixe. Le capital sera remboursé à la fin de la durée du crédit, soit grâce au produit de la vente du bien à ce moment, soit de toute autre manière. La reconstitution du capital peut également s'opérer par les systèmes de la branche 21 (souscription d'une assurance vie simple) ou de la branche 23 (assurance vie liée à des fonds communs de placement). Il est également envisageable de ne pas rembourser le même montant chaque mois. Il s'agit des formules d'amortissement dégressif et progressif. Mais la formule la plus courante reste celle du remboursement constant. A côté du taux fixe, il existe le taux semi-fixe et le taux variable. Dans ces deux dernières formules, le taux peut, pendant le délai de remboursement, changé et, par voie de conséquence, la mensualité également.

6 Les frais.


On pense d'abord aux frais de l'acte notarié d'acquisition, et celui de l'acte notarié de crédit hypothécaire, aisément calculables par « son » notaire. Mais d'autres frais ne doivent pas être oubliés : le coût de l'expertise bancaire (de 0 à 190 euros), les frais de dossier réclamés par la banque (de 0 à 620 euros), la prime de l'assurance incendie ou l'éventuelle assurance solde restant dû (ASRD). Depuis le 17 mai 2000, l'emprunteur n'est plus obligé de souscrire une assurance solde restant dû pour profiter de la réduction d'impôts liée à l'amortissement du capital.

7 Le mandat hypothécaire.

Un emprunteur peut proposer à sa banque de lui donner mandat pour lui permettre de prendre hypothèque si cela se justifie dans le futur. De cette manière, l'emprunteur peut disposer des fonds sans devoir supporter les frais afférents à un acte d'ouverture de crédit hypothécaire, ce qui constitue une belle économie (approximativement 5 fois moins que la provision réclamée par le notaire pour un acte de crédit hypothécaire). Un tel mandat n'est toutefois pas aisément accordé. Le client doit souvent déjà bénéficier d'une certaine notoriété auprès de son banquier.

8 La condition suspensive.


Il est conseillé d'insérer dans le compromis de vente une condition suspensive d'obtention du crédit. Pourquoi une telle clause ? Parce qu'il arrive parfois que le crédit soit refusé. L'acquéreur pourrait alors devoir acheter un bien qu'il ne peut payer ! Avec une condition suspensive, l'acquéreur ne perdra pas d'argent puisque la vente sera réputée ne jamais avoir eu lieu. Pour que la clause soit valable, le compromis devra mentionner l'organisme prêteur, le montant qu'on souhaite emprunter et le délai endéans lequel le crédit doit être accordé. Parfois, en cas de refus, le compromis prévoit que l'acquéreur versera au propriétaire une indemnité suite au blocage du bien durant la période d'attente.

9 Votre situation personnelle.

Les conditions de crédit dépendront également de votre âge, de vos aspirations personnelles, de votre capacité de remboursement et du mode de remboursement adopté.

10 Le client, c'est vous.

N'oubliez pas de demander à votre banquier l'économie d'impôt issue de la déduction fiscale de vos intérêts hypothécaires. Vous serez parfois surpris…
Il peut tenir compte de votre fidélité, des montants que vous avez déjà épargnés (épargne-logement), de l'importance du prêt que vous sollicitez, de l'expertise du bien immobilier convoité, de vos projets de rénovation, de location partielle, etc. N'hésitez pas à réclamer vos avantages…

PHILIPPE VAN SOMEREN

http://www.lesoir.be/supplements/immo/article_729095.shtml

Bruxelles fait de la résistance





Quelle est la situation exacte du marché immobilier résidentiel à Bruxelles ? Les notaires font le point. Les transactions chutent mais la baisse semble enrayée. Le marché affiche une bonne résistance au niveau des prix.

Beaucoup de rumeurs circulent à propos du marché immobilier résidentiel dans la capitale. Certains parlent de crise, d'autres évoquent déjà un rétablissement. La fédération des notaires bruxellois a jugé utile, pour faire la part des choses, de faire le point sur les transactions effectuées dans la région depuis un an. Cette mise au point, non programmée, est basée sur un sondage effectué auprès des notaires domiciliés dans les dix-neuf communes, et n'inclut donc pas les transactions – peu nombreuses il est vrai – enregistrées par leurs confrères des deux autres régions du pays.

Le constat des notaires est conforme à ce que l'on pressentait déjà à la lecture du bilan publié il y a un mois par le ministère des Affaires économiques, à savoir, d'une part, une chute du nombre de transactions et, d'autre part, une bonne résistance sur le plan des prix.

La diminution du volume d'activité tout d'abord. Sur les douze derniers mois, le recul est de l'ordre de 25 %. Pour rappel, en 2008, environ 12.500 logements avaient changé de mains dans la capitale. Même si, depuis six mois, la chute semble enrayée, on devrait tomber sous la barre des 10.000 cette année. Il faut sans doute remonter au début des années 80 pour retrouver un phénomène comparable. Pour l'expliquer, les notaires mettent en avant à la fois la réticence des vendeurs potentiels – ce n'est pas le moment de vendre – et l'hésitation des candidats acquéreurs – il est trop tôt pour acheter.

Pour ce qui est des prix, ce n'est en tout cas pas, selon les notaires, la catastrophe annoncée. Par exemple, pour les maisons (y compris les villas), la baisse des prix enregistrée au cours des douze derniers mois – par rapport au niveau observé un an plus tôt – est inférieure à 5 %. Comptez sur une moyenne de 325.000 euros, contre 340.000 en 2007-2008. Quant aux appartements, on peut même parler de stabilité des prix. Autrement dit, il faut continuer à miser sur un montant moyen de l'ordre de 192.000 euros. On trouvera moins cher lors des ventes publiques (autour de 150.000 euros), mais les caractéristiques des biens mis en vente sur ce segment sont évidemment différentes de celles des biens vendus de gré à gré.

Cette relative stabilité des prix, les notaires l'attribuent, pour une large part, à la raréfaction des offres de vente. Sans doute les prix auraient-ils réellement chuté si davantage de propriétaires avaient voulu céder leurs biens. Car, de son côté, la demande reste soutenue : grâce à la baisse des taux sur les marchés financiers, les tarifs hypothécaires restent avantageux et, en dépit de la récession économique, le pouvoir d'achat de la population paraît moins érodé que ce que certains redoutaient. Les notaires relèvent par exemple que, selon l'analyse de SD Worx, les salaires bruts ont encore augmenté de 7,5 % en 2008.

Enfin, dernier facteur qui contribue à soutenir la demande, le krach boursier qui a, pour un temps au moins, convaincu certains investisseurs des vertus des placements dans la brique.

MARC CHARLET

http://www.lesoir.be/supplements/immo/article_730134.shtml